Sekhmet

Azis – La Tolérance

J’ai découvert Azis à la faveur de l’intolérance de l’Internet. Y’avait une vidéo qui circulait, tout le monde rigolait, d’autres vomissaient alors j’ai cliqué. Je me suis moqué aussi, beaucoup et puis j’ai changé… Après un premier visionnage bouche ouverte et yeux exorbités, et alors même que mon truc à moi c’est plus la Soul et les voix qui saignent, j’ai adoré.

Azis est un chanteur bulgare. C’est une Superstar dans son pays. Il chante d’une voix suave, habillé comme une gonzesse (une gonzesse qui n’aurait pas choisi l’élégance mais c’est son droit) avec du gloss plein la bouche. J’ai choisi le mot gonzesse pour la distanciation, je ne crois pas que ce type de tenue soit représentatif de la Femme dans son ensemble… Des fois, il se déguise même en Rihanna et nous lance des Å“illades enflammées avec ses faux cils.

Alors, oui il cherche un peu la merde à se dandiner avec des pec’ en silicone, des talons de 15… et une barbiche ! Parce qu’il est là le nerf de la guerre, sur son menton. On en a même pas encore fini avec la trans/travestiphobie que lui il arrive avec son étrangeté dérangeante. D’un coup de fesse, il balaie l’acceptation balbutiante. Il nous demande d’avoir la tolérance flexible. Nous, on a pas toujours envie. Il nous faut une lecture facile, des codes facilement déchiffrables. Dans l’imagerie populaire, un mec qui endosse le vestiaire féminin, c’est un travesti.  Mais s’il porte la moustache, on en fait quoi ?

Bah ouais, Azis il esquive les étiquettes, il a décidé de redéfinir son acception du genre. Nous on reste là avec ce besoin de tout catégoriser inassouvi et c’est ainsi que pleins de péquenauds sur Youtube disent qu’il devrait mourir.

Dans son clip, un mec danse comme si sa vie en dépendait. A la croisée des chemins entre la Dancehall Queen, la danseuse de Mutuashi* et Shakira, il donne tout. Y’en a ça les énerve et ils le traitent. Peut-être parce que ses déhanchements les émeuvent un peu plus que de raison…

Malgré les promesses d’ouverture et de modernité, l’Internet n’a de cesse de catalyser les errances de notre société, les rendant plus vivaces, disponibles à chaque instant. Trop souvent, il retranche, divise, catégorise au lieu de réunir. J’en fais chaque jour le constat, un peu plus amère. Il s’indigne sélectivement, laissant par exemple aux seuls Noirs (ou presque) le soin de conspuer cet article raciste du Elle (modifié en catimini depuis). Cela, alors même que d’autres moins subversifs ont récolté la désapprobation générale (et à raison). Je n’ai pas envie de vivre dans un monde comme ça.

Je crois définitivement que de porter haut ses différences force le respect et contraint les récalcitrants à nous accepter tel que l’on est. Ou alors c’est les Bulgares, mais suis pas sûre. Il doit falloir une sacrée dose de courage pour décider de ne pas mentir et d’envoyer valser la conformité. Les autres se moquent, je m’en fous. J’ai envie d’emprunter ma propre voie, d’être comme lui : LIBRE.

 

Voilà, pour le clip. Ames sensibles s’abstenir. Azis nous laisse admirer à loisir son tanga noir, son short en résilles et pas seulement. Mais Azis chante super bien et la prod’ est chouette. Allez, on danse ?

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* Le Mutuashi, c’est une danse traditionnelle Luba du Congo.

Mòa : The Green Balm

J’ai envie de partager avec vous mon attrait pour les choses de la beauté , et  par extension, de vous parler plus souvent de mes produits  de beauté favoris. Ce baume en fait partie. Je le rachète à chaque fois. J’adore ce type de produit, naturel, économique et proche des gens. Se rapprocher de la nature, c’est se rapprocher de nous, de notre essence organique, de tout ce que ce monde nous fait oublier. Il est fabriqué en Angleterre …

Il y a quelque chose de très britannique dans cette approche holistique de la cosmétique. The Body Shop d’ailleurs en est un parfait exemple. Rien qu’au nom et aux campagnes, vous voyez un peu l’idée : l’appréhension de l’humain, de son corps et de son environnement en tant que « Tout » (même si parfois ils nous vendent du rêve pour pas grand-chose et surtout pour n’importe quoi. Et puis le rachat par L’oreal on en parle ? Non parce que L’oreal ≠ éthique et équité, mais je digresse ) . Il y aussi Lush, sa politique verte et son positionnement ouvertement « pro-végé » et beaucoup d’autres encore. Il y a la beauté du corps et il y aussi le reste, qu’ils nous disent. Et j’aime bien ça. Je suis très attirée par cette « cosm-éthique » multidimensionnelle qui prend soin des gens dans leur globalité, en les rendant plus beaux mais aussi, en les rendant plus sains. Une belle enveloppe, c’est bien. Une enveloppe belle et fonctionnelle sur une Terre qui tourne rond, c’est encore mieux.

Et c’est ainsi que The  Green Balm de son petit nom, en plus de faire la peau jolie, soulage les petits bobos du quotidien. La première fois, je l’ai utilisé pour traiter un mal de gorge, c’est pour vous dire ! Je vous explique le pourquoi du comment : A l’intérieur du Green Balm on trouve de l’Achillée Millefeuille biologique, une plante médicinale.

- Les Peuples précolombiens l’employaient entre autres pour amplifier les « connections mystiques ».

- Achille, le Héros Grec, pour soigner les blessures de ses petits copains pendant la guerre de Troie.

- Et ma maman pour faire des tisanes contre le rhume.

Rien que du beau monde.

Je ne vous ai pas parlé de sa composition super chouette. L’Achillée est un puissant cicatrisant (mais pas seulement), le Tea Tree un antibactérien naturel réputé, et les huiles végétales de coco et d’amande douce sont des agents adoucissants et nourrissants. Avec une cuillère à café de baume dans mon thé, et une touche de miel, je fracasse les angines naissantes. Si vous cherchez une alternative verte au super baume de 8 heures d’Elisabeth Arden, mais sans propylparaben ni odeur de pétrole (je sais ils en ont sorti un sans odeur mais quand même), c’est le baume qu’il vous faut. Vous pourrez l’utiliser pour venir à bout des boutons de fièvres, mais aussi pour assouplir les cuticules, vous démaquiller, faire la nique aux pointes fourchues, faire des grogs… La liste n’est pas limitative, on peut lui trouver des fonctions encore plus glamour genre soigner les mycoses interdigitales. Ce n’est qu’un aperçu. Allez sur le site et vous saurez.

Faîtes le vous ramener de U.K, trouvez le en parapharmacie, sur Amazon ou commandez-le directement sur le site de Moa, vous m’en direz des nouvelles.

 

MMXII

Ça y’est nous sommes en 2012 et je vous souhaite d’être heureux. De cette façon, on a fait le tour de l’essentiel.

En dehors des résolutions usuelles, je compte me lancer de nouveaux défis, reste encore à les définir. J’en ai besoin pour me sentir exister. J’aspire également à devenir quelqu’un de bien, mais ça c’est le travail d’une vie alors on verra…

2011 ne fût pas la meilleure année de mon existence, beaucoup de doutes, une santé qui faisait un peu la conne et à la fin de l’année ma mamie qui est partie, pour de bon. C’était mon dernier ascendant en dehors de mes parents et j’ai eu l’impression de marcher sur un pont qui s’écroulait. Viennent  maintenant les remords des promesses anodines que je n’ai pas eu le temps de tenir et la crainte des retours chez moi qui n’auront plus jamais le même goût, celui des retrouvailles. Je suis en train de dealer avec ça. J’y arriverai.

Ceci étant dit, le 1er Janvier c’est l’anniversaire de La Lionne et donc voilà, ça fait deux ans qu’on est là.

J’ai parfois eu l’impression de me perdre, d’être monté dans un bateau qui n’était pas le mien. Les fringues  et les choses de la mode ne représentent pour moi qu’un centre d’intérêt parmi tant d’autres, pour dire vrai peut être le moins important  d’entre tous. J’ai un peu de mal avec le vide de sens, j’aspire à ce que mes photos servent un propos, le mien et plus celui de mes vêtements. J’aimerais que des choses même infimes se diffusent  à travers elles,  une ambiance, des inspirations, de l’onirisme n’importe quoi  mais pas le chiffon pour le chiffon.  Je veux bien des fois mais pas tout le temps. Ouais je vais me détendre mais je ne veux pas qu’elle représente le principal, la détente. Je suis un peu lunatique alors ce qui vaut pour aujourd’hui… Attendons pour voir ! Je m’en demande peut être un peu trop.

J’ai cette tendance à tout dématérialiser, à chercher le spirituel en toute chose, c’est mon côté New Age. Assurément, je ne vis pas au bon endroit.  J’ai tenté de faire du doute quelque chose de positif et ça m’a permis d’avancer encore un peu plus vers ce que je suis, (une sacrée reloue). C’est donc en toute logique que la fantaisie qui me caractérise s’est mise à déborder ici. Maintenant, vous savez que je chante sous la douche, que j’aime dessiner et faire n’importe quoi avec le maquillage (je sais que vous kiffez, déconnez pas).   J’avais envie d’être honnête avec moi-même et par la même avec vous alors  j’ai commencé à vous montrer un peu plus de ce qui m’anime et je me suis sentie mieux.

J’ai commencé à bloguer pour m’évader, maintenant, je le fais juste pour être avec vous et j’adore ça.  Je vous remercie d’avoir été là, c’était bien. On va partager plus, je vous parlerai de mes ombres à paupières, on se racontera n’importe quoi. Ça vous dit ?

Câlins.

Mon smoky au crayon

In extremis, mon ultime billet pour cette année, juste à temps pour le réveillon. Avant toute chose j’espère que cette dernière semaine de 2011 aura été l’occasion pour vous de merveilleux moments avec les gens que vous aimez. Ceci étant dit, on va pouvoir commencer. Il est question d’Å“il fumé intégralement au crayon, zéro poudre, zéro fard. C’est la méthode que j’utilise lorsque je veux faire la fille archi pressée qui ne renonce pas. C’est assez ludique et facile à mettre en Å“uvre. Le résultat est intense niveau couleur mais tout en transparence comme un voile sur la peau. Je commence par préparer ma paupière avec la base Urban Decay que l’on ne présente plus. C’est un préalable indispensable pour éviter que le crayon ne file dans tous les coins.

 

 

  1. Je trace une ligne épaisse autour de l’Å“il, bien au ras des cils avec mon crayon noir. Inutile de chercher la précision, à la fin tout doit se fondre.
  2. Il s’agit ensuite de délimiter toutes les zones au crayon selon les couleurs choisies. Pour ma part, du blanc sous l’arcade et de l’argenté sur le coin interne (pour illuminer), du vert au centre de la paupière mobile, du bleu marine sur le coin externe. Bien sûr on peut moduler le rendu en changeant la configuration du truc. C’est selon les goûts, c’est nous les chefs !
  3. Une fois les gribouillages bien en place, je floute le tout avec mon pinceau estompeur en partant de la valeur la plus claire (le blanc) à la plus foncée (le noir dans le creux et le coin externe de la paupière). Le mien c’est le 217 de chez M.A.C (si je devais en garder qu’un, ça serait celui-là, c’est mon amour).

Et voilà, c’est déjà fini !

Si vous avez des astuces en rab’, je veux savoir !

Bisous + ♥

 

PS : Mon dessin du milieu c’est un peu n’importe quoi, on ne vois rien. Si un doute subsiste, demandez-moi.

 

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